Les poudres et précurseurs organométalliques

L’amélioration des principales caractéristiques des poudres, la granulométrie et le degré de pureté ont joué un rôle décisif dans la percée des céramiques avancées.

Ainsi, grâce à de nouveaux procédés d’élaboration, des poudres beaucoup plus réactives ont pu être obtenues, avec des tailles de grain de l’ordre du micron.

Parallèlement, les taux d’impuretés dans les constituants ont été abaissés à des valeurs extrêmement faibles.

Ces progrès accroissent la fiabilité des pièces en céramique et améliorent leurs propriétés spécifiques (conductivité thermique, constante diélectrique, etc.).

L’amélioration qualitative des poudres de céramique a également rendu possible l’industrialisation des dépôts en couches minces.

La commercialisation de poudres céramiques submicroniques de qualité permet un développement rapide de la fabrication de pièces de petites dimensions respectant des tolérances importantes de concentricité (inférieure à 3µ), de circularité (inférieure à 1µ) et permettant la réalisation d’orifice inférieur à 0.015mm.

D’un développement récent dans l’industrie céramique, les précurseurs organométalliques ouvrent quant à eux la voie à de nouveaux procédés de fabrication de fibres, de composites et de revêtements. Ce sont des molécules organiques contenant des atomes métalliques (en particulier du silicium), qui, par thermolyse, donnent naissance à des carbures, des nitrures ou des carbonitrures. Ces précurseurs ont permis en particulier de créer les fibres en carbonitrure de silicium utilisées dans le domaine spatial. Par infiltration du précurseur liquide dans une structure fibreuse, il est également possible de fabriquer des composites à matrice céramique.

Ces mêmes précurseurs sont utilisés pour déposer des revêtements sur des pièces, afin d’améliorer leur dureté, leurs propriétés de frottement ou leur tenue à la corrosion.